Publié le 30 Septembre 2025

Après une première réforme du DPE en juillet 2024 afin de mieux en compte les petites surfaces (< 40 m²), il est prévu qu’à partir du 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité du DPE passe de 2,3 à 1,9. Ceci afin de s’harmoniser avec la valeur européenne et d’être moins pénalisé qu’un logement chauffé au gaz, au bois ou au fioul dont le coefficient d’énergie primaire est de 1.
La conséquence de cette baisse du coefficient sera une meilleure note DPE pour de nombreux logements. Ainsi, selon le gouvernement, près de 850 000 passoires thermiques devraient sortir de cette catégorie sans avoir effectuer la moindre rénovation énergétique, dont 50 000 rien que pour la classe G.
Pour rappel, les logements DPE G sont interdits de location depuis le 1er janvier 2025. Ces logements pourraient donc revenir sur le marché locatif à partir de 2026 et notamment ceux avec de petites surfaces.
Une étude réalisée par Casam (bureau d’études thermique RGE et créateur du label éco-conseiller immobilier) sur 13 grandes villes étudiantes, 33 % des petites surfaces augmenteront leur DPE d’une classe suite à ce changement. Sur toute la France, 41 % des petites surfaces vont gagner une classe et 23 % tous logements confondus
Toutefois, même si un bien n’est plus classé passoire thermique, G (et bientôt F), cela ne voudra pas dire qu’il est correctement isolé ou qu’il possède un chauffage économe. Les travaux resteront de mise afin de réduire la facture énergique et rendre le logement plus confortable. Il faudra cependant attendre le 30 septembre 2025 afin de pouvoir déposer un dossier MaPrimeRénov’ permettant de recevoir des aides financières.